
Objectifs de cette séance de découverte:
- découvrir les personnages de Harry Potter à l’école des sorciers.
- formuler des hypothèses et des attentes de lecture.
Support de travail : cartes personnages, cartes citations, étiquettes noms, étiquettes qualités et défauts qui composent l’atelier « découvertes », illustration, fiche bilan.
1) Atelier 1: cartes personnages / citations

Chaque îlot reçoit des cartes personnages et des cartes citations. Observez-les minutieusement, lisez-les et retrouvez les correspondances. À chaque personnage, sa citation!
2) Atelier 2: qui êtes-vous?
Associez maintenant un nom / prénom à son illustration.
3) Atelier 3: qualités, défauts?
D’après les citations lues, associez une qualité ou un défaut aux personnages. Plusieurs possibilités s’offrent à vous!
4) Atelier 4: bilan
En vous aidant de vos découvertes lors des ateliers qui vous étaient proposés, ainsi que de vos observations minutieuses de l’illustration ci-dessous, complétez la fiche bilan.

La première de couverture est composée d’une illustration en couleurs, du titre, du nom de l’auteur, d’un bannière portant le nom de la maison d’édition.
Sur l’illustration, on observe :
- Des personnages groupés au centre et qui évoquent des sorciers (chapeau noir pointu, baguette…); au premier plan; des adultes et des enfants. Certains ont des regards plus sévères, à la droite du groupe: on peut imaginer qu’il s’agit des professeurs des enfants.
- En arrière-plan : château mystérieux, très grand, effrayant.
- Sur les côtés: des arbres (sapins) sombres qui suggèrent une forêt dense et profonde.
- Un méli-mélo de créatures inquiétantes ou étranges qui renforce l’atmosphère mystérieuse de cette illustration: licorne, gargouille monstrueuse, rat…
- Une pierre rouge scintillante, une chouette…
Les éléments qui évoquent la magie, le merveilleux sont nombreux et parsèment cette illustration, l’imprégnant de mystère.
Cette première de couverture nous évoque une histoire fantastique, imaginaire, sur fond de magie car on distingue de nombreux indices et symboles propres au merveilleux que l’on retrouve dans les contes de fées: créatures étranges, objets de magie, lieux mystérieux et inquiétants, personnages évoquant le monde de la sorcellerie. Ce roman sera probablement un roman d’aventures se déroulant dans un monde où règne la magie.
Bilan
Genre littéraire / Registre littéraire

- Un genre littéraire, c’est un type d’œuvre défini par des caractéristiques de contenu et de forme.
- On distingue généralement quatre grands genres : narratif, poétique, théâtral, argumentatif.
- Par exemple, « roman », « nouvelle », « conte » relèvent du genre narratif.
- Un sous‑genre est une catégorie plus fine qui précise le type d’œuvre à l’intérieur d’un genre donné.
- Il repose sur des critères supplémentaires : type d’intrigue, thématique dominante, cadre, tonalité, public visé, etc.
- Par exemple, dans le genre romanesque : le roman policier, roman historique, roman d’anticipation, roman sentimental, roman policier, roman psychologique sont des sous‑genres narratifs. De même, la nouvelle fantastique, le conte philosophique, la fantasy, les romans de science-fiction sont des sous‑genres narratifs plus spécialisés.
Le registre littéraire (ou tonalité) désigne l’effet que l’auteur cherche à produire sur le lecteur, les émotions qu’il veut susciter. Un même texte peut mélanger plusieurs registres.
Les principaux registres

- Le registre comique
- Fait rire le lecteur
- Utilise l’humour, les jeux de mots, les situations burlesques
- Effet recherché : amusement
- Le registre tragique
- Inspire la pitié et la terreur
- Héros confronté à un destin inéluctable
- Effet recherché : émotion forte, compassion
- Le registre lyrique
- Expression des sentiments personnels
- Thèmes : amour, nostalgie, mélancolie
- Effet recherché : partage d’émotions
- Le registre épique
- Met en scène des exploits héroïques
- Combats, aventures grandioses
- Effet recherché : admiration, exaltation
- Le registre fantastique
- Intrusion inquiétante du surnaturel dans le réel
- Hésitation entre explication rationnelle et irrationnelle
- Effet recherché : inquiétude, doute, peur
- Le registre merveilleux
- Monde où la magie est naturelle et acceptée
- Créatures et objets magiques
- Effet recherché : émerveillement, dépaysement
- Le registre pathétique
- Suscite la compassion, l’émotion
- Mise en scène de la souffrance
- Effet recherché : pitié, tristesse
Et qu’en est-il de notre roman, Harry Potter à l’école des sorciers ?
Harry Potter à l’école des sorciers est un roman anglais, devenu un phénomène majeur de la littérature contemporaine, qui a profondément marque de son empreinte la littérature de jeunesse par le foisonnement de l’imaginaire qu’il offre à ses lecteurs. Mais à quel genre et à quel registre appartient-il exactement ? Fantasy, fantastique ou merveilleux ? Les lecteurs, les fans et même les spécialistes hésitent souvent. Ces trois mots relèvent tous de la littérature de l’imaginaire, mais ils se distinguent par leurs codes et leurs procédés.
Le registre fantastique
- On parle de « genre narratif fantastique » pour désigner des récits (souvent nouvelles ou romans) régis par le registre fantastique où un élément inexplicable surgit dans un cadre réaliste et crée un doute entre explication rationnelle et surnaturelle.
- On le classe alors parmi les genres de l’imaginaire, à côté de la fantasy et de la science-fiction, mais avec la caractéristique centrale du doute et de l’inquiétante étrangeté.
- Les effets produits : inquiétude, peur, malaise, lié à l’irruption du surnaturel dans le réel.

Dans un récit fantastique, le surnaturel fait irruption dans le monde réel de manière inquiétante et anormale. Le héros refuse d’abord de croire à ce phénomène étrange et cherche une explication rationnelle. Il tente de neutraliser cette menace pour retrouver une situation normale.
Le registre merveilleux
Le merveilleux nous plonge dans un univers où la magie et le surnaturel sont la norme. Ce monde se situe dans un passé lointain ou un ailleurs temporel indéfini, souvent dans des lieux symboliques comme la forêt ou le château. Les créatures fantastiques (fées, ogres, dragons) et les objets magiques (baguettes, miroirs enchantés, bottes de sept lieues) y sont parfaitement naturels. Contrairement au fantastique, le merveilleux n’est pas ancré dans la réalité : le héros accepte la magie comme allant de soi.

Le genre de la fantasy

La fantasy est un genre littéraire, reposant sur le registre merveilleux. Elle crée un monde parallèle au nôtre, avec ses propres créatures imaginaires, ses mythes et sa magie. Les elfes, les géants ou les fées n’existent pas dans la réalité, mais ils sont courants dans cet univers. Il existe plusieurs variantes : la fantasy urbaine (dans le monde contemporain), la space fantasy (futuriste) et la fantasy médiévale (avec guerriers, magie et sorcellerie).
On y retrouve les traits typiques du genre : lutte structurante entre Bien et Mal, figure de l’élu, prophéties, valeurs héroïques (courage, loyauté, sacrifice) et présence centrale de la magie.
Et Harry Potter dans tout ça ?
Harry Potter relève donc du genre littéraire de la fantasy et du registre merveilleux car il fait coexister deux mondes distincts :
- D’un côté, l’univers des Moldus (les gens ordinaires) où la magie est considérée comme impossible et irrationnelle.
- D’autre part, le monde des sorciers, avec son école, Poudlard, ses codes, ses créatures, ses lois, tous magiques.
- Dans le registre merveilleux, la magie et le surnaturel sont admis d’emblée comme normaux par les personnages, le narrateur et le lecteur, sans doute ni remise en question. C’est exactement ce qui se passe dans l’univers des sorciers : on y trouve sorts, créatures, artefacts magiques, et tout cela constitue le quotidien des personnages (cours de sortilèges, matches de Quidditch, Ministère de la Magie, etc.). Le monde sorcier forme ainsi un cadre distinct de la réalité ordinaire, régi par ses propres lois magiques, qui suscite l’émerveillement plutôt que l’angoisse.
